G7 : Ce qu’il faut retenir du « Fashion Pact »

Vendredi, près de 150 marques de vêtements ont présenté leurs objectifs concernant l’impact environnemental de l’industrie textile, à l’occasion du sommet du G7 à Biarritz. Voici ce qu’il faut en retenir.

Trente-deux groupes propriétaires de 147 marques ont dévoilé vendredi, à l’occasion du sommet du G7 à Biarritz, un « Fashion Pact » (pacte de la mode). Elles ont toutes été réunies par le propriétaire du groupe de luxe Kering, François-Henri Pinault, à la demande d’Emmanuel Macron, pour présenter leurs objectifs visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie du textile. Ce pacte a été signé par de grandes maisons telles que Versace, Chanel, Prada, mais aussi par des marques de prêt-à-porter comme Zara, H&M ou Nike.

Ce qu’il faut retenir du pacte de la mode :

  • Ces enseignes souhaitent atteindre le “zéro émission” en 2050, et passer à 100% d’énergies renouvelables d’ici 2030 dans leur chaîne d’approvisionnement pour leurs collections, en évitant le recours aux micro-fibres polluantes.
  • Il s’agit également de favoriser le respect de la biodiversité et du bien-être animal en instaurant des règles et en soutenant une agriculture régénérative et non intensive.
  • Les participants s’engagent à éliminer le plastique à usage unique d’ici 2030, dans le but de réduire l’impact négatif de l’industrie de la mode sur les océans.
  • Il vise aussi à défendre la durabilité en utilisant des textiles recyclés, et à lutter contre l’inclusion sociale, les faibles salaires, et les conditions de travail en mettant l’accent sur les petits producteurs et les femmes dans les pays à faibles revenus.

Un dîner organisé par le groupe Kering devrait suivre dans les semaines à venir, selon le Huffington Post. François-Henri Pinault réunira les acteurs du pacte de la mode pour réfléchir à la suite des actions pouvant être menées au cours de l’année 2020.

Deuxième industrie la plus polluante au monde

La sensibilisation à la consommation excessive de vêtements à bas coûts, un phénomène connu sous le l’appellation « Fast fashion », est depuis quelques années bien présente au sein des marques telles que Stella McCartney, entre autres, qui utilise des matériaux durables comme le coton biologique, le cachemire régénéré ou le nylon recyclé pour ses collections. H&M a également abandonné le cachemire et le cuir, tout comme Prada qui a abandonné la fourrure pour des raisons éthiques.

Le but est de prendre conscience des enjeux climatiques et humains de l’industrie de la mode, qui fabrique chaque année 1,2 milliard de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre dans le monde et est responsable de 20% des rejets d’eaux usées dans les océans. Une grande majorité des vêtements sont aujourd’hui produits dans des matières textiles consommant beaucoup d’eau et de pesticides.

Un commentaire

  1. Maeva Rbt

    De superbes nouvelles ! Mais malheureusement je ne pense pas que ce soit suffisamment compte tenu de l’état lamentable dans lequel est notre planète. Le cheminement doit se faire individuellement aussi ☺️

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