Le Centrafrique fait son entrée dans la cour des grands de la cryptomonnaie

Mercredi 26 avril résonne comme une date clé pour l’Afrique en matière de cryptomonnaie.

Le Centrafrique, pays jusqu’à alors connu pour troubles politiques et guerre civile durant ces dix dernières années, a décidé de se retrousser les manches économiquement parlant. Une décision qui surprend tout le monde mais qui est pleinement assumée par le gouvernement. Le Bitcoin fait son entrée en scène par la grande porte au cœur du système légal centrafricain.

Une grande nouvelle pour un pays qui n’est pourtant pas une puissance économique dans la région. Devançant les pays anglosaxons, Bangui décide de faire de cette cryptomonnaie une devise officielle au cœur de son système économique.

Quelle leçon devons-nous tirer de ce pays africain ?

Le bitcoin : un moyen dangereux mais efficace de s’émanciper du système international

Le franc CFA a peu de poids pour conclure des affaires internationales et le Centrafrique l’a bien compris. Cependant, la cryptomonnaie est aussi capricieuse et peut se volatiliser en un rien de temps. L’opposition politique crie déjà au scandale et voit une injustice s’instaurer au cœur du pays entre pauvres et riches.

Cependant, l’adoption de la cryptomonnaie a une certaine plus-value pour le pouvoir. Là où les infréquentables comme la Russie et la Chine seraient susceptibles de sanctions financières dans le Monde, la cryptomonnaie serait une cause pour continuer à développer le commerce international pour le pays africain. N’oublions pas que les deux géants ont eux aussi beaucoup d’intérêts en Afrique. Le bitcoin serait donc une façon de pouvoir court circuiter les pays occidentaux sans subir de sanction économique. C’est une façon de voir les choses.

Néanmoins, les relations entre États tendraient tout de même à se précariser dans un contexte financier et diplomatique très frivole.

Le FMI dans l’embarras après des décisions chocs

Le Centrafrique, on le connait des médias pour la férocité de ses milices armées.

Or, le pays regorge de ressources innombrables parmi l’or, le bois précieux et les diamants de Bokassa. Le Bitcoin serait-il une façon de contourner certaines règles financières en évitant de se faire imposer des cours ? Le FMI reste inquiet des décisions gouvernementales susceptibles de désorganiser l’économie et encore une fois de mesures qui lui échappe. Dans les deux cas de figure, soit le Centrafrique s’assume bien et se soustrait du regard de la Banque Mondiale. Ou au pire, le Bitcoin au cœur de l’économie devient un fiasco et désorganise déjà les pans d’une économie très fragile.

En effet, le FMI conçoit le recours aux cryptomonnaies par les États comme un moyen susceptible de mettre en péril des économies locales et de perdre gros en cas de revers de médaille sur la valeur du Bitcoin. A la fois irréfléchi et raisonné, le Centrafrique voit cette décision comme l’une des meilleurs pour son avenir. Seulement, le recours au Bitcoin n’est encore une fois qu’un attribut qui profite aux riches dans une société très inégalitaire.

Les semaines à venir nous diront quel est le prochain pays du tiers-monde qui osera défier les belligérants mondiaux en légalisant le Bitcoin au cœur de son système national.